23/02/2016

L’Association des paralysés de France au cœur des quartiers prioritaires

img_2450-768x350.jpg

S’appuyer sur le tissu local existant, élus, institutions, collectivités, associations, … en mettant l’accent sur les quartiers prioritaires, telle est la nouvelle stratégie de l’Association des paralysés de France (APF). Pour ce faire, l’association compte déployer un maximum de comités d’adhérents dans les différentes communes d’Île-de-France.


Le principe de ces comités d’adhérents hyper locaux : s’impliquer dans la vie de la cité pour être consulté sur toutes les questions liées au quotidien des personnes handicapées. « L’objectif pour nous, c’est de nous inscrire dans les politiques publiques en nous appuyant sur les démarches participatives mises en place dans les communes, explique Claude Boulanger-Reijnen, responsable régional de l’APF. La création des comités d’adhérents dépend bien-sûr avant tout de la volonté des citoyens et des élus. »


Un travail de longue haleine.

Depuis novembre 2013, les 500 acteurs de l’APF 94 s’attellent ainsi à repérer les territoires propices à l’installation d’un comité d’adhérents et 18 devraient voir le jour avant la fin de l’année 2016. « Le premier critère, évidemment, c’est le nombre d’adhérents », explique Pascal Martin, directeur de la délégation APF du Val-de-Marne. Avec environ 10 000 adhérents en Île-de-France, dont 400 sont « à jour de cotisation » , en Val-de-Marne, les bénévoles de l’APF ont recensés le nombre d’adhérents, par ville. Créteil, Maisons-Alfort, Alfortville, Vitry-sur-Seine, Champigny-sur-Marne ou encore Villejuif font partie des villes comptant le plus d’adhérents. « A Saint-Maur, une ville de 75000 habitants dont 2800 sont en situation de handicap, le comité d’adhérents marche déjà très bien", témoigne Pascal Martin, qui travaille désormais avec les élus de Villejuif pour y lancer un comité d’adhérents en septembre 2016. « On prépare notamment les questions de l’accueil en temps scolaire et péri-scolaire des enfants handicapés et la municipalité a même proposé que le comité d’adhérents se fonde dans les conseils citoyens ».


Une priorité logistique pour les quartiers prioritaires
Grâce à cette approche, la Délégation APF souhaite s’occuper un peu plus des personnes handicapées habitant dans les quartiers prioritaires. « Depuis juillet 2015, nous avons recruté un médiateur spécifiquement dédié à ces quartiers« , explique Claude Boulanger-Reijnen. « J’agis dans plusieurs directions. D’une part j’accompagne des adhérents dans leurs démarches, à la MDPH ou à la préfecture de Créteil pour un renouvellement de titre de séjour par exemple. D’autre part, je mène des actions à destination des écoles de quartiers prioritaires« , explique Fabrice Brou, le médiateur. « Avec 5 jeunes en service civique, nous organisons des ateliers de sensibilisation auprès des élèves de CE2 à CM2, avec débat, projection, explications et petit parcours en fauteuil roulant pour finir. Nous proposons ces ateliers aux écoles en ciblant les quartiers prioritaires, avec l’appui des services éducation des villes. Nous avons de très bons retours », poursuit Fabrice Brou, qui devrait être prochainement assisté d’un étudiant en M2 de Sociologie à l’Université Paris-Est Créteil (Upec).


« Dans les quartiers prioritaires du Val-de-Marne, 2957 personnes perçoivent l’allocation adulte handicapé. On veut développer les synergies avec tous les acteurs locaux, en se rapprochant des collectifs, des associations, de la citoyenneté« , reprend Claude Boulanger-Reijnen. « L’objectif final de ces comités d’adhérents, c’est l’inclusion des personnes. Si la ville est dynamique et volontaire, alors notre projet a beaucoup plus de chances de réussir. »

94Citoyens.jpg


Article rédigé par F.DEPAOLA, journaliste de 94Citoyens à la conférence de presse organisée par le représentant APF du Val-de-Marne Claude Boulanger Reijnen et Pascal Martin directeur de la délégation le 08 février 2016 au sein des locaux de notre délégation. Retrouvez l'article sur le site de Citoyen 94 ici

Les commentaires sont fermés.